Riz blanc et baguettes en bois sur fond noir – symbole de culture asiatique et de transmission familiale

Comment tout a commencé

Tout a commencé au Vietnam

Et pourtant je n’y ai jamais mis les pieds.

Je suis née dans une famille française un peu particulière : deux générations me précédant du côté paternel sont nées et ont vécu une partie de leur vie au Vietnam. Ma grand-mère est née en 1913 à Saïgon, puis mon père en 1936 à Hanoï.

Ma grand-mère a rencontré son mari lors d’une traversée entre le Vietnam et la France. Quand j’imagine mes grand-parents se rencontrant à bord du bateau, je vois ma grand-mère, dans la peau de l’élégante et sauvage Rose, l’héroïne, du film Titanic.*

Mon père a passé ses 11 premières années là-bas. A l’époque, les enfants étaient confiés à des nourrices vietnamiennes. Mon père ainsi m’a transmis beaucoup de tendresse pour l’Asie.

J’ai grandi entourée de cette culture asiatique.

La maison était garnie d’objets de décoration provenant de l’Asie, statues, vases, tapis et mobilier. 

Nous mangions au moins une fois par semaine vietnamien et, bien entendu, toujours avec des baguettes. 

Ma mère nous servait un délicieux poulet à la citronnelle, appris d’une Vietnamienne dans sa jeunesse. Le cuiseur à riz trônait dans la cuisine. Je partageais avec mon père ce plaisir tout simple : grignoter à la cuiller, le riz refroidi et légèrement séché, resté au fond du cuiseur après le repas… 

Nous allions aussi, avec mon père, toujours à Paris, dans les supérettes asiatiques, faire notre ravitaillement en galettes de riz, krupuk – base pour faire des chips vietnamiennes, en Giò – pâté vietnamien, et gâteaux de riz gluants à la banane….

Apprendre une langue éloignée : mes modèles

Je ne saurais dire en quelle année, mais au moment de sa retraite, mon père a décidé de prendre des cours de vietnamien. Il a donc commencé avec des cours collectifs avec une vietnamienne, puis a prolongé à l’Inalco.

J’ai été touchée à cette époque, car il était fier de nous rapporter que sa professeure lui disait que si elle fermait les yeux en l’entendant parler, elle pouvait penser qu’il était vietnamien.

Effectivement, on peut dire que c’était un vrai natif.

Peu de temps après, ma sœur aînée a aussi pris des cours de vietnamien. J’étais admirative.

Ma période coréenne

J’ai eu un couple d’amis coréens, rencontrés à l’école d’archi.

Je ne sais pas si cela est lié mais peu de temps après, j’ai eu peu de temps à la suite une “période” coréenne. 

C’est-à-dire que j’avais un “intérêt restreint” pour la Corée et surtout la culture coréenne. Je me suis surtout intéressée, sur les cinquante à cent dernières années, aux films et à l’histoire du cinéma coréen, et aux romans.

J’ai toujours nourri l’envie d’apprendre une langue asiatique. Quand, laquelle ?
Qu’est-ce qui me donnerait suffisamment de motivation pour le faire ?

Le déclencheur

C’est en 2019, que les choses sont devenues plus concrètes.

Mon fils cadet, alors en instruction à la maison, doit choisir quelle seconde langue il voulait étudier. 
Sa réponse est claire : le japonais.

J’ai beaucoup tâtonné sur la manière de m’y prendre pour lui transmettre cela.

  • Nous avons écouté, chanté et traduit des génériques de séries japonaises qu’il aimait. 
  • Nous avons appris nos Kana grâce à des jeux, et essayé des appli.
  • Suivi des micros cours en ligne.

Au final, j’étais la seule à suivre les apprentissages. 
Je ne l’ai pas senti s’y mettre réellement, attendant que cela vienne de moi.
Par facilité, je l’ai orienté vers l’espagnol, en vue d’une intégration au collège.
Et nous avons mis de côté le japonais.

Le grand lancement

Deux années se sont écoulées, quand je tombe sur une publicité pour des cours de japonais intensifs en ligne 2 fois 2 heures par semaine.

J’hésite. Je pose des questions, sur le réel intérêt, sur l’énergie et les finances à y mettre et pour quel résultat. Peu importe, je me lance. 

C’était d’une intensité folle. Mais cela m’a tellement plu… que je continue. 

J’enchaîne avec des cours particuliers, toujours en ligne pendant encore 6 mois. 

Puis je poursuis en autonomie, jusqu’à la rentrée scolaire suivante où je fais ma rentrée pour  une année scolaire à l’Inalco

Actuellement, je continue en autonomie.

Mes découvertes

Pendant la période des cours intensifs, je prends une vraie claque. La charge est monstrueuse, mon cerveau peine à engrammer tout le vocabulaire, les autres élèves sont challengeants car plus jeunes et en avance sur de nombreuses notions. Les cours se font le soir entre 19:00 et 21:00 et je fatigue vite.

Mais, je n’ai pas l’habitude de me faire distancer intellectuellement, et même si je passe certains cours en mode zombie, car je ne capte rien. Je rattrape dans les jours qui suivent, entre les séances. Heureusement je connaissais déjà mes Kana, les 2 alphabets de base.

Mais, j’apprécie autant ce que je découvre sur moi-même face à toutes ces nouvelles informations à apprendre, sur les stratégies d’apprentissage que je possède et celles que je découvre en écoutant des podcasts, sur ma volonté de réussir quoi qu’il m’en coûte.

Je découvre entre les lignes une culture riche et passionnante, ma connaissance s’affine progressivement, au fil de toute la consommation de contenus d’origine nippone que j’ai. Au départ, mon intention était juste d’apprendre cette langue, j’avais une motivation assez intuitive. Mais au final le Japon devient le centre de mes intérêts.

Apprendre le japonais au centre de mon écosystème

Peu à peu, le japonais n’a plus été un simple apprentissage. Il est devenu le cœur de mon quotidien.

J’en viens ainsi à me former à l’enseignement du français langue étrangère grâce à un DU FLE et je donne des cours et des séances de conversation en ligne, en m’adressant particulièrement aux japonaises.

Aujourd’hui, dans le cadre de la formation d’Olivier Roland je démarre ce blog pour partager avec vous l’apprentissage de la langue japonaise et aussi mes découvertes culturelles sur le Japon.

N’hésitez pas à poser vos questions, ou à me contacter via le formulaire de contact.


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